Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 16:35

Conférence - Lecture Poétique - Rénia Aouadène

Centre Documentaire des Droits de l'Homme

Lieu : Forum de L'Université de BEJAIA

Mardi_ 6 Novembre 2012 à 14 heures

Repost 0
Published by AOUADENE
commenter cet article
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 19:50

SILA 2012 (2)

Participation de Rénia Aouadène  à la table ronde " les Lettres , les Arts et l'Edition spécialisée " le mercredi 26 Septembre 2012 de 14 heures à 16 heures !

Repost 0
Published by AOUADENE
commenter cet article
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 09:41

SER - Barek Abas - 23-08-2012

*
SER - Barek Abas

SER

 

Soy judío
Hasta quemar un candelero vivo

Soy Jesús
Hasta violar a una monja desnuda

Soy Mahoma
Hasta destruir un alminar

Soy Judas
Hasta crucificar a un apostata

Soy un impío

Hasta lapidar a un creyente

Soy negro
Hasta echar a un negro por la hampa

Soy homo
Hasta castrar a un hermafro

Soy sudor
Hasta explotar a un basurero

Soy apóstol
Cuando apuntas con el dedo al otro

Y tú eres NADA
Sin mi corazón humano.



Bejaia, Argelia, el 19 de marzo de 2012 - Poema de Barek Abas traducido por Rénia Aouadène
Repost 0
Published by AOUADENE
commenter cet article
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 09:34

La Ronda Africana -  La Ronde Africaine - Barek Abas 

Incansablemente
Un bebé se muere de hambre
Unas hienas bailan la alegría de la muerte

Un…dos
Un niño se gangrena de sida
Los gusanos caníbales se frotan los labios

Tres...Cuatro
Una chica aterrorizada se esconde en la tierra
Los bárbaros se masturban violando

Cinco...seis
Un anciano se aferra al cielo
Algunos proyectiles caen en su oración

Siete...ocho
Un ave se suicida en vuelo
Los árboles recogen su alma en el infierno

Nueve…Incansablemente
Una mujer reseca planta su esperanza
Que se seca en su corazón resquebrado.

Barek Abas - Bejaia, 10 de agosto de 2012.

Traducido del francés al español por Rénia Aouadène.

 

Repost 0
Published by AOUADENE
commenter cet article
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 15:08

FEMMES D’ALEP A DAMAS                        Rognes le 28 juillet 2012

 

Assoiffé de liberté

Le peuple s’est réveillé,

Un matin.

Emporté par le vent de l’espoir

Il a construit des barricades

Tiré quelques coups de fusil

Et le pays s’est embrasé

Criant  «  A bas le despote ! »

Il a sorti ses griffes,

Caressé ses cicatrices

Pour se rappeler ses souffrances

Et sentir qu’il était temps

De bouter hors du pays,

Le Tyran.

 

Mais ce que le peuple ignorait

C’est que les vautours et les chacals

Veillaient sur cette Terre

Avec cet espoir immonde

De se l’enchainer.

Les amis-ennemis se sont approchés,

Ils se sont concertés

Persuadés que l’indigence

Avait envahi ces villages.

Ils ont trouvé cette richesse

Qui d’Alep à Damas

N’a cessé au fil des siècles

De survivre aux Califes du passé.

Damas, ville éternelle

Alep, ville charnelle

Où Poètes et Poétesses

Chantèrent l’amour éternel

Et la liberté sensuelle.

 

Que faisiez-vous au temps où

Damas se gaussait d’une élégance

Qui inondait la sublime Terre

Sans frontières et  sacrée.

Que voulez-vous, suppôts

De l’immondice fièvre

De l’or devenu noir ?

Vous emparer de ses bienfaits,

De cette Terre où

Hommes de tous les Dieux

Ont partagé tant de Lumière ?

Qui guettez-vous,

Hyènes à dents acérées ?

N’êtes-vous pas assez

Repus d’un Bagdad démantelé,

D’un Liban déchiré,

D’une Lybie dénaturée,

D’une Tunisie défigurée ?

 

Peuples de Syrie,

Hommes, Femmes,

Soyez méfiants !

Ils sont là les Guetteurs

Du haut de leurs Miradors

Aux couleurs Intégristes

Les poches pleines de dollars

Aux relents de l’or noir ;

Ils sont là les Guetteurs

Pour veiller sur la Terre

De vos ancêtres

Et mettre fin à la révolte

D’un peuple empreint d’idéaux

De justice et pétri de la fièvre

Aux doux parfums de Liberté !

 

Sous les jasmins et orangers,

Femmes, n’ignorez-pas

Que sous la couleur du drapeau

Qu’ils érigent,

Les femmes s’en retournent

Au foyer,

Se draper d’un voile assombri

Pour subir les assauts

De leurs hommes désabusés !

 

Femmes d’Alep ou de Damas,

Méfiez-vous de leurs regards,

Pleins de rêves et de promesses

Car sous la lune et le soleil

Des Emirats libidineux

Vos enfants se troqueront

En ennemis et en bourreaux

Et vos filles vous maudiront 

Car leurs jours ne seront plus

Que mépris et  violence !

Et leurs amours seront brisés

Sous le joug de ceux qui lapident

Sous le prétexte que leur Dieu

Ne tolère aucune passion

Chez les êtres qui se chérissent.

Car là où les hyènes s’attellent

Le péril est dans la beauté

Que les monstres s’acharnent

A briser,

De leurs sabres, de leurs épées,

De leurs armes et de leurs pavés,

Baignés du sang de la Tolérance

Qu’à jamais, ils veulent ignorer.

 

Femmes d’Alep ou de Damas,

Jetez par-dessus vos foyers

La toile de la soumission

Chantez que vous vous battrez

Au nom de votre dignité !

 

AOUADENE Rénia @tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by AOUADENE
commenter cet article
17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 14:41

Et tu poses sur moi
Tes yeux,
Tu traverses mon corps
De tes rayons brûlants
Qui s’accordent
Aux vibrations de mon cœur
Tu voudrais
Que je sois l’abîme
Dans lequel tu te plonges
Lorsque lassé
De tes nombreux voyages
Tu viens à moi
Comme on se pose
Sur un rivage
Et malgré les écueils
De ma rancœur
Tu t’accroches
Tu t’allonges
Dans une ultime étreinte
Je suis la plage
De l’oubli.

Repost 0
Published by AOUADENE
commenter cet article
25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 19:38

AD NUGHAL – VOLVEREMOS – Texte kabyle  de MATOUB LOUNES

Traducido por Rénia Aouadène 

No son esos conspiradores

Que cortaran nuestra voluntad

Hemos todo aguantado

Cuantas duras pruebas

Hemos asistido a nuestra desunión

Consolidado nuestra unión

Y hemos enfrentado al feroz enemigo

Cada vez que volvía

Bajo el yugo

Del miedo y del garrote

Jóvenes a la flor de edad

Han roto las cadenas

Acordáis cuando nos pregonaban

Que el idioma bereber nunca se desarrollaría

Desde ahora, su vía esta trazada

Mañana estaremos de vuelta

Acordáis cuando nos pregonaban

Que el idioma bereber nunca estaría estudiado

De verdad su vía esta trazada

Ya estamos de vuelta!

 

  

Repost 0
Published by AOUADENE
commenter cet article
18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 10:58

http://www.kabyle.com/fr/articles/renia-aouadene-une-kabyle-multiple-19975-1107201

Rénia Aouadène, une Kabyle multiple.

 

Dans les yeux de Rénia luit la douceur et de ces même yeux point le mystère. Le mystère d’une poétesse en profonde réflexion. Voir son sourire parmi les siens est une preuve de pleine béatitude. Rénia, originaire de Bgayet, l’âme de la Kabylie-comme la chantait le maestro Chérif Kheddam-,  est née à Marseille. Elle fait des études de Littérature et Civilisations hispano-américaines et en sciences de l’éducation à l’université d’Aix en Provence. Ensuite elle part pour Cordoue et Grenade comme assistante de Français où elle se passionne pour l’Espagne dans sa diversité enrichissante.

 

Et, nomade, Rénia ne fatigue pas. Elle est en éternel mouvement à la recherche du nouveau, au déterrement de l’histoire et des histoires, à la recherche d’elle-même mais jamais sans les autres.

 

Je ne sais où j’ai rencontré les premiers mots des poèmes de Rénia, tente l’écrivain Dominique Le Boucher, dans la préface de son dernier né : Amer…Tumes, de comprendre.  Je ne sais si c’est aux jardins écarlates de Grenade, entre les piliers ocre rouge et nacrés de la Mosquée de Cordoue ou sur les hauteurs de Bejaïa la souveraine, la secrète  Bgayet la Kabyle veillant sur l’histoire inconnue du peuple des hommes libres. Partis de Sidi Bouzid la rebelle pour Tunis, les Harragas continueront leur errance ivres d’une autre rive en quête d’une vie meilleure vers l’Andalousie heureuse des mots du poète  Ibn Zaydun,  l’amant des jardins.

 

Active, Rénia, ne se limite pas à écrire assise derrière un bureau. Elle milite au sein d’Associations marseillaises issues de l’immigration. Elle est animatrice socio-culturelle, formatrice auprès des publics en difficultés d’insertion sociale et professionnelle. Elle donne des conférences et lectures en France, Espagne et en Algérie.

 

Avec le musicien Denis Chauvet elle réalise des performances pour partager en direct ses mots, ses émotions, ses pensées, ses sagesses et ses folies qui, aussi, un jour réunît dans un CD intitulé Algérie-Andalousies-Marseille.

 

Rénia a participé dans plusieurs revues littéraires en publiant des poèmes et des nouvelles.

 

Destinées (recueil de nouvelles) est un recueil de destins de sept femmes d'origine berbère qui sont confrontées à la violence, et qui racontent des moments vrais et cruels de leur vie. Un recueil dans lequel elle rend hommage à ces femmes, en témoignant de leurs souffrances avec solidarité et affection.

 

Rénia s’essaie aussi au théâtre. Ainsi, dans Le cri des Sebayates, trois femmes sont détenues dans un maquis par un émir terroriste. En attendant leur exécution, elles racontent leurs amours, leurs combats, leurs espoirs. Ces cris du cœur leur permettent d'affronter la mort avec courage et lucidité.

 

Nedjma et Guillaume est un roman dans lequel, elle chante l’amour et les valeurs de l’humanisme au-delà des nations tout en dénonçant le fanatisme et la bêtise humaine. Nedjma, comme l’écrit Marie Virolle, est une jeune algérienne, héritière de la valeureuse tradition féminine de son pays en proie à une violence fanatique et misogyne. De passage à Marseille, elle rencontre Guillaume, prêtre dans un quartier populaire. Entre ces deux êtres que tout sépare, se noue une relation exceptionnelle, hantée par la figure de Djanina, martyre nationaliste, et soutenue par l’humanisme des cultures occitane et berbère.

 

                                                      

Rénia, sans détours et avec beaucoup de passion, nous raconte dans cet entretien, ses ambitions, son parcours, ses peines.


Après de longues recherches et résidences tantôt en Espagne, Tunisie et à Bejaia, vous venez d’éditer un nouveau recueil. Quel est votre sentiment ?

J’avais envie de publier ce recueil de poésies qui regroupent une grande partie des thèmes qui me sont chers. On y retrouve les lieux où j’ai vécu, mes passions mais aussi mes doutes, mes angoisses, mes révoltes. Ce recueil est le reflet de mes combats mais aussi de mes questions face à un monde perturbé, désordonné où les choses semblent prendre un chemin qui ne me convient pas. Ce  monde qui évolue « à reculons » sur tous les plans et la femme qui semble être celle qui doit encore payer le prix le plus cher pour survivre.



Que veut dire le titre Amer…Tumes ?

Quand j’ai commencé à écrire le poème Bougie, Bejaia, Bgayet , le titre de l’ensemble de l’œuvre m’est apparu spontanément à ce moment-là. Je laisse le soin aux spécialistes pour jouer avec le titre et y trouver des réponses. En fait si je devais faire le point d’un parcours de vie, je dirais que j’aime passionnément cette Terre-Mère qu’est l’Algérie et pourtant cette « Terre-Mère m’a privée de tous mes hommes, elle me les a pris » et je continue à aimer cette Marâtre-Terre sans pouvoir couper le cordon qui me lie à elle. Ce recueil est composé de quatre parties, Amer…tumes, Il est parti le peintre, Il n’y a plus d’étoiles dans le ciel de Bagdad et Si supieran los Moros. Je voyage à travers le monde et dénonce ce qui me donne envie de hurler face à l’incohérence de l’homme et les conséquences qu’elle a sur l’évolution de l’humanité. Sommes-nous condamner à subir les affres des politiciens qui font des choix  qui nous mènent vers le chaos. Des guerres qui n’ont pas lieu d’être et qui ne servent que les intérêts des nantis et des pays arabes dont on sait que leur seule richesse basée sur le pétrole permet d’alimenter les pays qui émergent avec pour seul objectif : le retour à l’obscurantisme et à la domination de la femme parce que des sourds et des aveugles sont toujours persuadés que nous avons mangé le fruit défendu et que nous sommes responsables de tous les maux de l’humanité avec nos belles chevelures et nos regards de femme, de mère ou d’amante.
 

Votre parcours est riche, votre expérience est valeureuse, comment la partagez-vous avec les vôtres ou les sociétés dans lesquelles vous évoluez ?

Mon parcours est riche des rencontres que j’ai eu la chance de faire mais que j’ai provoquées en sachant saisir chez chacune d’entre elles  l’amour de la vie et les combats que ces hommes et femmes menaient. De plus je me souviens alors que j’étais étudiante de cette phrase d’un homme qui a pris son envol depuis et qui ne cessait de me répéter «  tu es un oiseau libre, ne laisse pas un homme te mettre en cage car il t’empêcherait d’être ce que tu es ! » . Cet homme algérien,  d’une ouverture d’esprit et riche d’un parcours fait de déceptions et de combats parce qu’il était de la génération de la guerre d’Algérie et qui avait saisi ma souffrance de ne pas avoir connu ce grand monsieur qu’était mon père ce messaliste assassiné  m’a accompagnée dans les moments de doutes et de douleurs. Et chaque fois que je sentais que j’allais m’effondrer, j’ai croisé un être qui m’a remise sur les rails avec des mots, avec un regard, avec un geste. Je dis toujours que dans mon malheur, j’ai à chaque fois eu le bonheur de faire des rencontres particulières dont je m’imprègne.

Comment fut votre visite à Béjaia et comment trouvez-vous l’énergie qui se dégage des jeunes kabyles ?

Il y aura un avant et un après la conférence à Aokas. D’abord parce que symboliquement je rendais hommage au combat de mon père, au MNA et c’était pour moi l’occasion de briser 50 ans de mensonges sur les massacres perpétrés par le FLN en décapitant les têtes du Mouvement nationaliste algérien et sur le meurtre de tout un village celui de Melouza dont la seule faute était d’adhérer à la cause nationaliste. Je l’ai fait dans la commune où il est né, où il a grandi et où il était respecté. Puis j’ai parlé de mon parcours de fille, de femme issue de l’immigration, de mes combats et j’ai rencontré un public composé de personnes avec une envie de savoir, de comprendre et qui m’a fait un accueil des plus chaleureux car surpris puisqu’ils ne me connaissaient pas et ne savaient pas de quoi je parlais à travers mes écrits. Je pense qu’ils ont apprécié ma spontanéité et  mon attachement à cette Terre Kabyle. Je dis toujours qu’il y avait beaucoup d’émerveillement dans cette salle et aussi beaucoup de respect pour le combat que je mène pour  que l’on rende à leurs veuves et à leurs  orphelins ,  la dignité et le respect qu’ils  méritent. J’ai eu un public d’une richesse intellectuelle et avec une envie de changer les choses et de faire évoluer ce pays et la cause berbère en particulier.


Pourquoi écrit Rénia ?

Je crois que j’écris et je l’ai dit de nombreuses fois parce que j’aime l’écriture et que les mots viennent, coulent et j’ai envie de fixer sur du papier mes émotions et mes pensées les plus intimes. J’ai besoin de les partager parce que c’est un don que ma mère m’a transmis à travers les vers qu’elles improvisaient en kabyle. Elle m’a allaitée en pleurant mon père et en criant à travers ses chants,   sa douleur d’orpheline et de veuve exilée dans un pays qui était en partie responsable de sa situation.

Que pensez-vous du monde de la littérature actuel ?

Le monde de la Littérature, il foisonne de talents mais dans une société autant matérialiste, il y a peu de places pour les artistes et les intellectuels surtout dans nos pays d’origine. Mais le livre a toujours fait peur, il est l’objet de toutes les attaques et si les chrétiens ont brûlé les livres au Moyen- âge et pendant la seconde guerre mondiale, aujourd’hui c’est au nom de l’Islamisme que l’on brûle les beaux textes. Averroès le grand Maître andalou doit se retourner dans sa tombe. Alors que dire sinon que ce monde va encore m’inspirer et me pousser à accoucher d’autres amertumes.

Vous qui êtes née en France et qui êtes profondément liée à l'Algérie que pensez-vous de la tension entre les deux pays?

 

 Il n’y a de tension qu’entre les pouvoirs des deux pays. La France et l’Algérie ont un lien inaliénable et quoi qu’en dise les extrémistes des deux rives, chacun de nous est imprégné des cultures de l’autre. La France et l’Algérie sont faites de tous les hommes et les femmes qui ont traversé la Méditerranée et qui continuent à avoir le cœur qui bat lorsque les mots rappellent une histoire commune. N’en déplaise aux esprits étroits, nous sommes là et nous serons à jamais la trace qui relie ces deux pays.

Je veux bien croire qu’un jour, un homme politique digne de ce nom, reconnaitra les horreurs commises dans chaque camp et écrira une histoire faite de larmes et de sangs pour dénoncer la guerre et dire qu’il n’y a ni guerre juste, ni guerre propre. La guerre d’Algérie était un combat juste mais les armes de chacune des parties étaient monstrueuses parce que fratricide dans les deux camps.   Pour terminer je dirais que femme de la Méditerranée , je me revendique au-delà des frontières car la mer est le lien qui rapproche les peuples.

 

Entretien réalisé par Noufel Bouzeboudja                    


 


Repost 0
Published by AOUADENE
commenter cet article
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 23:02

 

Conférence de Rénia Aouadène

  • Le Mardi 10 Juillet 2012 à 18h00                                 Tuesday, July 10th
    Ahmed Bouguarche and guest writer “ AOUADENE Rénia “

  • “Immigrant Writers in Southern France”link
Repost 0
Published by AOUADENE
commenter cet article
26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 16:59

-« Roses de feu

 

Je ne sais où j’ai rencontré les premiers mots des poèmes de Rénia Aouadène et leur chant qui brûle soleil d’amertume au creux de la gorge comme le café du matin. Si c’est à Beyrouth avec Mahmoud Darwich, entre “ cette terre brûlée ” de Palestine et la ville éclatée que le violon et le luth m’ont rattrapée, et ce parfum de cardamome des paroles qui berce la douleur de Gaza. Si c’est à Bagdad effarée par les chars ou bien à Peshawar, ou peut‑être dans l’odeur de jasmin des patios de Damas et ses orangeraies. 

Je ne sais si c’est aux jardins écarlates de Grenade, entre les piliers ocre rouge et nacrés de la Mosquée de Cordoue ou sur les hauteurs de Bejaïa la souveraine, la secrète  Bgayet la Kabyle veillant sur l’histoire inconnue du peuple des hommes libres. Partis de Sidi Bouzid la rebelle pour Tunis, les Harragas continueront leur errance ivres d’une autre rive en quête d’une vie meilleure vers l’Andalousie heureuse des mots du poète  Ibn Zaydun,  l’amant des jardins. De Marseille à Paris la voix de Rénia Aouadène disant et chantant ses poèmes accompagne nos enchantements nomades des roses de feu qui ravivent les brasiers fous de nos rêves buveurs d’azur toujours. » Dominique Le Boucher – écrivaine – Paris 13 Janvier 2012

 

publilivre-couverture.jpg

Repost 0
Published by AOUADENE - dans POESIES
commenter cet article