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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 19:20
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 21:37

Al violín que llora

Al laúd que se lamenta

…..     Digo:

Se marchó  el Poeta

Y nos hemos quedados

Huérfanos de la vida,

Pues nos dejó

Cansado de llevar

Todos los daños  de la Tierra,

Perdido, sabiendo

Que Madre Palestina

Mira a sus hijos caer

Como condenados

En el campo de la Libertad.

 

Al violín que llora

Al laúd que se lamenta

….  El Poeta gritó:

Dejad de  llorarme!

Yo sólo era el hombre

Que desgranaba sus palabras

Que resuenan quizás

Para un día, una vida

En el corazón de todos los míos!

 

Atravesé los Mares

Atravesé las Tierras

Y superé las Fronteras,

Atravieso los Cielos

Que vienen a acogerme.

Me han dicho de una sola voz

-         ¿Mahmoud que haces ahí?

-         ¡No te esperábamos!

Solicité los Guardias,

Los Santos y los Apóstoles,

Mesías o Mensajeros

Y de pronto contesté:

-         Dejé de llorar

Esta tierra quemada.

Hubiera querido oír

Por la última vez,

Risas a carcajadas,

Canciones de alegrías.

Atravesé Gaza

He oído aquellos

Desde Hebrón hacia Ramallah,

Que escandían mi nombre:

…. Mahmoud!

Gritaban en voz alta

Este grito que saltaba

Desde el fondo de sus entrañas.

 

Y yo hubiera querido

Igual que un eco, contestar:

-         Vaya no llorad!

El Poeta es un Guía

Quizás un Mensajero

Que no hace la historia

Solo la dice

La grita, la aúlla.

 

Al violín que llora

Al laúd que se lamenta

Y tal como un vagabundo

Traje nuestros daños,

A través las fronteras

Porque sé que mis palabras

Aclararan la Tierra.

 

Hermanos, llegara el día

En que el campo de la Paz

Destruirá las fronteras,

Hará caer las paredes,

Erigirá el amor

Y bajo una bandera

Reunirá nuestros pueblos

Aclarados de Luz.

 

Decid al violín que llora

Y al laúd que se lamenta

Que paren sus sollozos,

Ya no quiero más lágrimas,

Sólo quiero Esperanza

¡Que se callen las Armas ¡

 

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 14:21

à … Mahmoud DARWISH

 

 

A ce Violon qui pleure

A ce Luth qui gémit

…….. Je dis :

Le Poète est parti

Nous sommes devenus

Orphelins de la vie,

Il nous a donc laissés

Epuisé de porter

Tous les maux de la Terre,

Effondré de savoir

Que Mère Palestine

Voit ses enfants tomber

Comme des condamnés

Au champ de Liberté.

 

A ce Violon qui pleure

A ce Luth qui gémit

……..  Le Poète a crié :

-  Cessez de me pleurer !

Je ne suis que cet homme

Qui égrenait ses mots

Qui résonnent peut-être

Pour un jour, une vie

Au cœur de tous les miens !

 

J’ai traversé les mers

J’ai traversé les terres

Et franchi les frontières,

Je traverse les Cieux

Qui viennent m’accueillir.

Ils m’ont dit d’une voix

- Mahmoud, que fais-tu là ?

Nous ne t’attendions pas !

J’ai regardé les Gardes,

Les Saints et les Apôtres,

Prophètes, Envoyés,

Messies ou Messagers,

Et répondu soudain :

-J’ai cessé de pleurer

Cette Terre brûlée.

J’aurais voulu entendre

Une dernière fois,

Des rires aux éclats,

Les chansons de la joie.

J’ai traversé Gaza

Et entendu ceux qui

D’Hébron à Ramallah,

Scandaient mon nom :

……   Mahmoud !

Hurlaient à haute voix

Ce cri qui jaillissait

Du fond de leurs entrailles.

 

Et moi j’aurais voulu

Comme en écho, répondre :

- Allons ne pleurez-pas !

Le Poète est un Guide

Peut-être un Messager

Qui ne fait pas l’histoire

Il ne fait que la dire,

La crier, la hurler.

 

A ce Violon qui pleure

A ce Luth qui gémit.

Et tel un vagabond

J’ai transporté nos maux,

Au travers des frontières

Car je sais que mes mots

Eclaireront la Terre.

 

Mes frères, un jour viendra

Où le camp de la Paix

Détruira les frontières,

Fera tomber les murs,

Erigera l’Amour

Et sous une bannière

Réunira nos peuples

Eclairés de Lumière.

 

Dites au Violon qui pleure

Et au Luth qui gémit

De cesser leurs sanglots,

Je ne veux plus de larmes

Je ne veux que l’Espoir

Que se taisent les Armes !

 

 

 

AOUADENE Rénia

 

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 15:21

Traduction de Un café a la manera de Mahmud Darwish -

Je t’écris ami Ahmed pendant que je prends le café du matin, je le prends avec des pauses comme Mahmud Darwish….Que me racontes-tu Ahmed ? Tu prépares toujours le café comme lui et tu essaies de le faire pareil ? Où peut-être as-tu oublié l’arôme du café arabe et maintenant tu prends du décaféiné à la place… Tu sais Ahmed, peu de jeunes parmi les  nouvelles générations savent  qui est Mahmoud Darwish, bien ils sont peu mais c’est ainsi, mieux que rien. Il y  en a aussi parmi eux qui savent qui est Edward Saïd, peu d’entre nous parlent des morts, nous préférons les vivants.

La semaine passée, un groupe d’allemands récemment arrivé en Palestine nous a rendus visite. Nous sommes passés près d’eux par la boutique d’Abu Daoud, le connais-tu ? L’arôme du café mélangé à la cardamome remplissait les ruelles comme toujours Ahmed ! Ils m’ont raconté que c’était l’odeur de la Palestine. Ils paraissaient certains de ce qu’ils racontaient. Ils en savent plus que moi. La Palestine reste toujours mon rêve. Que me racontes-tu ? Ou le fait d’avoir réalisé ton rêve d’émigrer en Allemagne t’a fait oublier la Palestine ? Que me dis-tu des blondes d’Europe Ahmed ? Est-ce que tu continues à les poursuivre ? Quoi, tu persistes à les convaincre que notre culture est la meilleure ? Ou alors es-tu tombé amoureux de l’une d’entre-elles ? (Il n’y a pas de mal à tomber amoureux)

Ton frère Husein est tombé et maintenant il a l’anneau au doigt. Il a plus de 20 ans ? Je ne peux le croire. Tu te souviens quand il nous servait de messager entre les ruelles ? C’était un enfant alors. Pourquoi nous n’avions pas peur qu’il se perde dans les ruelles. Les distances étaient considérables entre nos maisons. Il fallait juste sortir de ma maison, à gauche il y avait le salon de coiffure de Al-Haik et ensuite passer la maison Wael( au fait il est en Afrique ) ; à  droite et près de la maison de Abu-Al-Abed (qui s’est marié pour la troisième fois), en passant par le café deSaleh (avec beaucoup de narguilé, chaque fois un peu plus) ensuite ta maison et son escalier étroit (ouf, il fallait une trotte pour arriver au bout !)

Il semblerait que nous nous soyons accoutumés aux ruelles et nous y vivions… Il est clair qu’elles portaient nos espoirs et nos rêves, nos colères et nos désespoirs !

Nous avons aussi écouté les histoires des gens derrière les murs fins que nous le voulions ou pas !  Notre ami Husein n’est pas seulement amoureux mais il aide les amoureux pour ne pas être le seul …Ainsi il a ouvert un commerce  à l’entrée du campement, en face du cinéma Al-Sharq (devenu un supermarché), Husein vend des cadeaux pour les amoureux : Parfums, roses rouges, des Keffiéhs (on en vend beaucoup) sont à la mode et maintenant il y en a de toutes les couleurs : bleu, rose, violet, jaune… Peux-tu imaginer Ahmed une REVOLUTION VIOLETTE ? Serait-elle pour l’amour ou la liberté ? Où il se peut que nos toits de zinc se changent en ciment ? Nous allons bien, nous avons encore des espoirs et des souffrances..

Raconte-moi, que se passe-t-il dans ta vie ? Au fait je deviens fou. Comment  as-tu fais pour monter le frigo jusque chez toi avec un escalier si étroit ! C’était un miracle !

 Texte de ALAA ELALI – Traduit en espagnol par Abdo Tounsi


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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 20:29

Hier tu m’as prise

Comme un homme

Prend une femme,

Mon corps assoiffé

Enroulé autour du tien

Ne cessait de réclamer

L’ultime extase.

Tu ne cessais de répéter :

Hamleghkem !

Qu’il est beau

Le je t’aime kabyle !

Au son de notre langue

Je me laissais porter,

Fils de ma terre,

Fils de mon sang,

Fils de ma chair 

Homme blessé

Homme troublé

Tant déchiré.

J’étais ce prénom

Qui ne t’appartient pas

Et qui pourtant ne cesse

De provoquer en moi

L’attrait du Djurjura.

Homme plaisir,

Homme en quête

De je ne sais quoi

Que cette terre

N’accouche pas,

Que cette terre ne sème pas.

Quand le désir se fait plaisir

Je hurle un amour interdit

Parce que maudit

Je pars et je te laisse

Dans ce nid d’aigle

Blessé.

Je pars et je te laisse

Seul au milieu des tiens

Au milieu de nulle part

Là où les autres

Ont tant besoin de toi

Mais semblent tout ignorer

De toi.

Je pars et je te laisse

Dans ce nid construit

Au fil d’années perdues.

Suis-je venue porter

Un éphémère instant

D’amour

Dans ce chaos

Qui t’enveloppe ?

Avide est le désir

De ceux qui se rencontrent

Sachant que plane

Autour d’eux la flamme

De la séparation.

Avons-nous compté

Les heures,

Avons-nous brûlé

Le temps ?

Pour que s’éclaire

La lumière de l’espoir

L’oubli pointe son nez

Qu’avons-nous dit,

Qu’avons-nous fait

Afin que nulle autre

Personne ne puisse fleurir

Nos corps et arroser

Nos cœurs ?

Nous le savions

Mais peu importe

Ce temps qui passe

Car cette terre

Au sol jonché de corps

Désespérés ;

Désespérants de putréfaction,

Odeur de morts,

Terre de mémoires,

De quelle guerre,

Du frère qui a tué sa sœur

De celui qui a égorgé son père

Et violé sa mère ?

Un tas de débris

Jetés çà et là,

Décombres d’une maison

Autrefois havre de paix

Maintenant classée

Aux oubliettes de l’enfer,

Relents qui tuent,

Enfants perdus,

Enfants des monstres revenus

Du maquis de l’enfer.

Terre souillée,

Mille fois violée,

Terre sacrifiée,

Espoir décapité.

Sur cette terre

Je t’abandonne

Perdu au milieu

Des cendres du désespoir

Semées par ces enfants

Dont le rêve n’est que partir

Pour n’être qu’un

Eternel exilé !

Je pars et je te laisse

Je pars et j’emporte avec moi

Ce sourire qui n’appartient

Qu’à moi…..

 

 

                                                                 Aouadène Rénia

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 12:16

link                                           LLANTO DE LA GITANA

 

 

 

En las cuevas de Granada

Allá por el Sacro Monte

Cuentan una leyenda.

 

¿Gitana, Gitana

Porque llores?

 

En un tiempo ya pasado

Me enamoré de un moro

Era jinete del rey

Y cuando salía del palacio

Me traía treinta rosas

Una para cada día

Y eterno sería

 Nuestro amor.

 

Yo le bailaba una rumba

Y él se gozaba de mí

Cuando mis caderas iluminaban

Sus ojos grandes

Con su mirada azul.

 

Me hizo la promesa

De traerme el más grande

Ajuar, tan importante

Como aquel de princesa.

 

Joyas, vestidos y regalos

Llevarían diez caballos

Y de reina de maravillas

Sería la boda de la Gitana.

 

Pero cayó Granada

Y su grandeza

Y echaron a tierra mora

El jinete de mi corazón.

 

Gitana, Gitana es lo que soy

Desde entonces

Sigo bailando

En las sombras cuevas gitanas

Para olvidar el tiempo

En que el moro me quería.

 

Cuando bailo

Cierro los ojos

Imaginando al moro

En su tierra africana

Con lágrimas en los ojos.

 

A pesar de los pesares

Atraviesa por el mar

El suspiro de aquel moro

Que sigue llorando

Sigue llorando.

 

¡Ay Gitana es lo que soy

Pero querida fue con pasión

Por el moro, por el moro!

 

 

 

 

 

                                                 LA ALJAMA

 

 

 

 

En la mezquita de Córdoba

Tocan las campanas

¿Pero que pasa Madre

Porque tocan las campanas?

¿Dónde está el muecín

Que llamaba con su llanto

Al creyente para la oración?

 

 

La Aljama sigue viviendo

Como para decir al mundo

Que en un tiempo muy lejano

A los árabes les encantaban

La belleza y la dulzura

De la sabiduría

 

 

¿Pero Madre, que ocurrió?

La memoria de los hombres

Algún día se perdió

¡Ya no saben lo que suena

La palabra  libertad ¡

 

                                      EL REY MORO

 

 

En el Palacio Granadino

Bailaba una señorita

Moviendo las caderas

Sonrisa de felicidad.

 

Ella se imaginaba

En el palacio del Moro

A quien llamaron El Chico

Aquel que no supo

Defender su patria y tierra.

 

El exilio le trasladó

En la tierra de Marruecos,

En el pueblo de Agmat

Donde ni siquiera no puso

Olvidar las flores

De los almendros,

Oliveros y jazmines.

Buscaba el olor abandonado

En las cortes de la Alhambra.

 

¡Llora, llora Boabdil!

Granada no te olvide

Del tiempo en que los hombres

Pensaron que el Oriente

Se encontraba en Granada.

 

¡Llora, llora Boabdil!

No te olvides, Granada

Los poetas, los cantantes,

Aquellos que la hicieron

Esplendor andaluza.

 

Y a pesar del engaño,

Y a pesar del olvido,

Nadie podría borrar

El pasado tan rico que fue

Al-Ándalus la mora, la judía,

Cristiana y árabe.

 

¡Llora, llora Boabdil!

Tus llantos atravesaron

El mar y hasta la sierra

Para despertar las fantasmas

Del esplendor de Granada.

 

¡Llora, llora Boabdil!

Sigue bailando la señorita,

Para despertar la grandeza

De una tierra de esperanzas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                             Tous droits réservés Aouadène Rénia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 12:06

 

 

 

 

 

 

LAS ALPUJARRAS

 

 

En las Alpujarras

Quisimos crear un paraíso,

Olvidando el engaño,

La prisión y la traición,

 

Edificar unos pueblos,

Salvar nuestras tradiciones

Y en paz compartir

El amor a nuestras raíces

Duramente andaluzas.

 

No éramos moros

Ni siquiera árabes,

Éramos hijos de esta tierra

Que se llamaba Al-Andalus.

 

Nuestra sangre mezclada

De tantos hombres, mujeres

Que hicieron de nuestra tierra

Un mundo de riquezas

Y quienes habían elegido

El deseo de ser andaluz.

 

En las Alpujarras

Vinieron algún día

Los caballeros aquellos

Que traían la cruz por la mano

Y la espada por otro lado.

 

Mataron a los varones

Y echaron por las calles

Los viejos, las mujeres, los niños

Ensenando el camino

Hacia el puerto de Alicante.

 

Gritos, lágrimas, lamentos,

Salen noches de luna llena

En las calles de los pueblos

De las Alpujarras.

 

 

                                                     I’TIMAD

 

 

¡Ay qué suerte

Tuvo I’timad,

Pobre nació

Esclava se volvió

Y reina se encarnó!

 

¡Ay qué suerte, I’timad!

Al Mu’tamid se enloqueció

Y para ti abandono

A su fiel y tierno amigo.

 

Ibn Ammar,

Traicionado, desapareció

Pero en odio se transformó.

 

¡Ay qué suerte, I’timad!

Palacio de oro le construyo

Para ser Diosa de Sevilla.

 

Siguen por las paredes

Del palacio moro

Corriendo las lágrimas

Del amante que perdió

Sus ilusiones,

Cuando el Rey eligió

La cama de una mujer esclava

Al pecho de un hombre viril.

 

¡Ay qué suerte

Tuvo I’timad!

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                

                                           LOS AMANTES

 

 

En la sierra cordobesa,

En el campo, por las calles,

Lloran los aceituneros.

 

¿Por qué lloran?

Dice el campesino

En un tiempo ya pasado

Corrían por las calles

Los gritos de alegría

De los amantes eternos

Wallada, ibn Zaydun.

 

Por la noche, por el día

Se cruzaban los enamorados

Y bastaba una mirada

Para aclarar la ciudad

De Córdoba la mora.

 

¡Córdoba de los amantes,

Córdoba de las pasiones!

 

Desaparecieron los amantes

Y murieron los cantos.

Cantos de pena y sufrimiento

Cantos de pesares y llantos

Invadieron las callejuelas.

 

¡Wallada, Ibn Zaydun!

Ibn Zaydun sigue llorando

Wallada la traicionera

Aquella que eligió a su esclava,

El miele de una mujer

Al zumo del varón.

 

En el campo, en la sierra,

En las callejuelas cordobesas

Sigue gritando el espíritu

De un hombre siempre perdido.

 

¡Ibn Zaydun, duérmete tranquilo,

Wallada nunca encontró

Amor tan fuerte y delicioso

Como lo fue vuestra pasión!

 

   MARIPOSA

 

¡Mariposa, Mariposa!

Vuélvete a Argelia

Para cantar al moro

El llanto del ruiseñor.

 

Rojo es mi corazón

Blanca llena de sangre

Es la mortaja de la novia

Huyendo los golpes

De las espadas.

 

¡Mariposa, Mariposa!

Vuélvete a Argelia

Para decir al moro

Que sigue esperando

Su vuelta,

La novia enamorada.

 

¡Mariposa, Mariposa!

Vuélvete a Argelia

Para que el suspiro del moro

Llegue hacia la puerta

De la ciudad cordobesa

Y que la niña enamorada

Encuentre por fin

El sueño profundo.

 

                            OUED EL KEBIR  - GUADALQUIVIR

 

 

 

Oued el Kebir, rio grande

¿Por qué quedaste vacío?

¡Acuérdate  del tiempo

En que estabas poblado

De aquellos molinos

Que daban trigo al mezquino!

 

¿Oued el Kebir, que te pasa,

De que sufres, de que faltas?

 

Había, en tiempo pasado

Mucha lluvia, mucha nieve.

Alrededor de mis orillas

Hombres y mujeres venían

A buscar sémola de trigo

Para preparar la torta

Y compartir el almuerzo

Del rico, del pobre,

Del extranjero…

 

Hombres de mala fortuna

Combatieron mis paisanos,

Destruyendo los molinos

Compartiéndose nuestra riqueza.

 

¡Oued el Kebir, no te mueres

Porque te necesitamos

Hoy en día de tan desgracia!

 

Oued el Kebir, lo sabemos

Que salen de tu más profundo,

Olores que suelen decir:

¡Ojala que mañana vuelva

El tiempo de agua de lluvia

Porque de días de acequia

Ya no aguanto,

Y que la muerte,

Ya no la quiero!

 

                                        SI SUPIERAN LOS MOROS

 

 

 

¡Si supieran los moros

Lo que dejaron en Granada,

Si supieran los árabes

Lo que construyeron en Granada!

 

Por las calles del Albaicín

Huelen olores de jazmines

Naranjeros y azafranes.

 

Los almendros lloran

El tiempo de Medina Azahara

Cuando Córdoba la sultana

Gozaba de los poetas

Que encendían por las casas

La riqueza de su sabiduría.

 

Ibn Zaydun paseaba por los patios

Escribiendo miles de versos

Para cantar la dulzura

De las noches cordobesas.

 

¡Si supieran los moros

Lo que dejaron en Córdoba,

Si supieran los árabes,

Que las raíces no se pierden!

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 15:40

                                        EL POETA

 

 

 

En el campo de Granada,

Grita, grita el Poeta.

En el campo de Granada,

Llora, llora el Poeta.

 

En el campo de Granada,

Crecen, crecen aceitunos.

Son las lágrimas perdidas

De aquel poeta que sufre,

Son las lágrimas que corren

Por la tierra de Granada.

 

¡Libertad,

Grita el Poeta!

Liberadme de mi tumba!

¡Por favor coged mis huesos

Y enterradme con los nuestros

Que lucharon hasta la muerta

Contra el Malo contra la Peste!

 

En el campo de Granada

Grita, grita el Poeta

Por favor buscad mis restos

Para que la paz me encienda

Y que por fin me aduerme.

 

Llora, llora madre mía

Que tus llantos les despierten

Para que busquen mi cuerpo

Y que por fin yo me duermo.

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 10:47

Algerie-news-gif.GIFAlgérie News : Votre parcours est fait de traversées

de diverses cultures, arabo-berbère,

française, italienne, hispano-américaine.

Comment vivez-vous cette multiculturalité ?

Rénia : Petite fille d’immigrés kabyles, j’ai

eu la chance de grandir au milieu de ces cultures

dans un pays qui n’a toujours pas saisi

qu’elles étaient source de richesse. Je me considère

comme une femme de la Méditerranée et

je le revendique. Ma vie a démarré sur un

drame : l’assassinat de mon père, membre du

MNA, par le FLN. La tragédie était terrible

pour l’enfant que j’étais mais j’ai très vite pris

conscience que ces immigrés portaient aussi la

douleur de l’exil, de leur guerre et que nous

pouvions en faire notre force en partageant et

en s’imprégnant, les uns des autres, de nos

racines et nos histoires. Les choses n’ont pas

toujours été faciles mais je crois avoir dépassé

le stade du : « qui suis-je ? D’où je viens ?

Où vais-je ? » depuis bien longtemps. Je suis

un être imprégné de ces richesses qui me permettent

de voir l’autre sans préjugés.

Pouvez-vous nous parler de vos créations ?

J’écris quand l’inspiration vient, de la poésie,

des nouvelles, du théâtre et le roman. Peutêtre

qu’en tant qu’enseignante, j’ai du mal à

choisir car j’aime la littérature sous toutes ses

formes. J’ai publié des poèmes et des nouvelles

dans la revue Algérie Littérature Action,

ensuite un recueil de nouvelles intitulé

«Destinées», une pièce de théâtre «Le Cri des

Sebayates» et un roman «Nedjma et

Guillaume» aux éditions Marsa. Tous mes

principaux personnages sont des femmes algériennes,

toutes générations confondues avec

cette envie de les mettre en avant, de témoigner

de leur beauté, leur force, leur courage à

travers les siècles, à travers l’histoire douloureuse

de ce pays.

Vous faites des lectures de vos poèmes,

accompagnée du musicien Denis Chauvet,

guitariste, bassiste, auteur-compositeur.

Comment l’avez-vous rencontré ?

Denis et sa compagne ont quitté Paris pour

s’installer dans le Sud et c’est lors d’une de mes

lectures dans une librairie qu’il m’a proposé

d’improviser sur mes textes. J’ai aimé ses créations

et nous avons décidé de faire un CD : «

Algéries-Andalousies- Marseille ». Depuis,

nous faisons des récitals à l’occasion des

conférences ou des rencontres auxquelles je

participe. C’est un vrai bonheur d’être sur

scène avec lui car il me rassure lors de mes lectures

et nous nous complétons. J’adore le

contact avec le public, le regard des hommes et

des femmes qui assistent à nos lectures et leurs

réactions. Je sens que ce sont des moments

privilégiés de partage et de communion.

«Nedjma et Guillaume» est votre premier

roman, que pouvez-vous nous en dire ?

J’avais envie de rendre hommage à ces femmes

qui ont marqué l’histoire de notre pays.

J’ai donc fait un choix des noms des personnages.

Nedjma fait référence au grand maître

qu’était Kateb Yacine, et Djanina à la fille de

Messali Lhadj. Ces deux personnages évoluent

dans deux époques différentes, les années 1930

et 1990. J’ai choisi ces deux moments de l’histoire,

celle que l’on a tendance à oublier, les

années de combat du MTLD, avec à sa tête

Messali Lhadj que je considère comme l’un des

pères fondateurs de cette indépendance

confisquée. Quant aux années noires, elles

nous touchent car chacun d’entre nous a

perdu un être cher tombé sous les balles de

l’intolérance et de la barbarie.

Que pensez-vous de la littérature féminine

algérienne ?

J’aime la littérature algérienne en général et

je n’oublie pas celles qui nous ont ouvert les

portes de l’écriture, deux grandes dames, Assia

Djebbar et Fadéla M’rabet. Je ne peux concevoir

l’écriture sans un engagement et les

auteurs algériens foisonnent comme pour

montrer que nous avons besoin de dire, d’accoucher

de cette violence, de ces horreurs que

notre peuple continue de vivre, comme l’absence

de projets dans une société qui ne cesse

d’enfanter des jeunes filles et garçons en mal

de vivre et poussés à devenir des harraga ou à

se suicider.

Votre poème «Sidi Bouzid», en hommage à la

révolution de Tunisie, prouve que l’inspiration

est toujours présente. Quels sont vos

futurs projets ?

Poétesse, je suis née d’une mère poétesse

qui improvisait en kabyle. J’accouche des mots

au gré du temps et de mes états d’âme. Je ne

pouvais que rendre hommage aux Tunisiens

qui ont ouvert une grande porte vers une longue

marche pour la liberté dans tous les pays

victimes de l’oppression. J’écris de la poésie,

des nouvelles et j’essaie de mener à bien l’écriture

d’un deuxième roman dont le personnage

est un grand homme qui fait partie de l’histoire

algérienne. Je n’en dirai pas plus !

D. G.

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 09:29

 

SIDI BOUZID                          à  Mohamed Bouazizi

 

Ils sont partis

De Sidi Bouzid aux cris

De l’horreur, poursuivis

Par les hurlements

De ces femmes

Qui ont vu l’enfant de la Patrie

Succomber au feu de la révolte.

 

Ils ont marché sur Sfax, Thala,

Kasserine pour atteindre Tunis

Là où le loup, la louve

Et sa couvée repue

Sabraient le champagne

En toute impunité.

 

Ils ne savaient pas

Que le peuple,

Las de tant d’ignominie,

Las de tant d’impudeur,

Allait soudain se réveiller

Là où l’injustice, le mépris

Font le lit de la haine

Et provoque la révolte.

 

Ils ont cru, les incultes,

Que les enfants de Hannibal

Avaient oublié le passé

Pour n’être plus que les otages

D’un monstre et de sa catin

Devenue Madame pour ne servir

Que ses démoniaques desseins.

 

Ils ne savaient pas

Que les racines et le sang

Qui coulent dans les veines

D’un peuple qui jadis

Refusa d’être asservi à l’étranger,

A engendré des hommes

Dont le passé a ressurgi

Comme les laves du volcan

Trop longtemps endormi

Qui se réveillent

Et fait table rase des armes

Pointées par l’ennemi.

 

Larmes versées,

Cris étouffés,

Hommes libres blessés,

Droits bafoués,

Prisonniers torturés,

Femmes méprisées !

 

ô enfants de Hannibal !

Ne vous laissez pas abuser

Par la horde qui continue

De paître parmi les hirondelles

Qui ont pris le vol de la liberté !

 

Gardez les yeux ouverts

Ne laissez pas la gangrène

Se propager parmi vos rêves

Et la révolte se dissiper!

 

Et quand s’entrouvre la porte

Pour ne laisser paraître

Que l’inéluctable lumière

Et quand soudain s’échappent

De tous ces vases clos

Les parfums du jasmin

Et des fleurs d’orangers

N’oubliez pas

Que les effluves

Peuvent être souillés

Par ceux qui silencieux

N’attendent que l’instant

Où la horde sauvage

Ressortira ses crocs.

 

ô enfants de Hannibal

Tous les yeux sont tournés

Du côté de la rive

Où l’on crie « Liberté » !

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Published by AOUADENE
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