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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 16:58
Le-cris-des-sebayates.jpgTrois femmes sont détenus dans un maquis sous la coupe d'un émir. Elles attendent leur exécution et disent leurs amours, leurs combats, leurs espoirs. Ces cris du coeur, vérités ultimes qui les résument au monde, leur permettent d'affronter la mort avec courage et lucidité. Mais le pire est-il toujours sûr ?

Extrait
TROISIEME TABLEAU
 
                                           RABEHA
Tu es folle ! Comment oses-tu parler de cette manière avec cet homme ?
                                         NOURIA
Il le fallait. Quand on se rapproche de la mort, il est temps de dire les choses, c’est ce que racontent nos vieux. Je me suis tue comme toutes les femmes de ce pays, toute ma vie. J’ai eu un fiancé mais il m’a sans doute oubliée. Il m’aimait pourtant ! je crois que j’étais la femme dont il avait toujours rêvée. J’aimerais croire qu’il m’attend, qu’il y a de l’espoir mais quel homme voudrait d’une femme abusée ? Pourrait-il supporter le regard des autres ? je ne le pense pas. La société est terrible. Ces hommes, ces femmes doivent penser que nous avons mérité ce qui nous arrive. Vous savez pourquoi ? Pour continuer à être lâche, pour ne pas se poser de questions et bien dormir après avoir fait leur prière pour demander à Dieu de leur pardonner leurs pêchés !

Pour vous procurer cette pièce de théâtre, cliquez sur le lien suivant : Editions MARSA
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 16:52
Recueil-3.jpgLa collection Poésie permet de découvrir les nouveaux poètes algériens ou d'origine algérienne et les nouveaux textes de poètes déjà confirmés. 

Textes réunis par Marie VIROLE, chercheur au CNRS et directrice de publications aux éditions MARSA
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 16:48
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Numéro 101 - 102
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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 14:04
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Extraits :

BAGDAD SE MEURT
 
Quand les canons qui tonnent
traversent la vallée
Quand les chars en silence
pénètrent dans la ville
Quand les hommes armés
vêtus des uniformes
aux couleurs étrangères
s’avancent pas à pas
Bagdad se meurt
Quand ma Terre violée
saccagée sacrifiée
sur le Temple sacré
de l’or noir qui s’écoule
c’est ma Patrie qui
s’effrite en lambeaux
Quand mon Pays
celui qui a vu naître
ces poètes maudits
témoins de notre histoire
flambe sous les obus
Quand des pans de quartiers
aux doux noms si célèbres
d’Al andalus ou d’Al mutanabbi
s’écroulent brusquement
Quand les musées se vident
d’une civilisation de richesse
et de gloire
C’est mon Peuple qui se meurt
  
Quand les corps décharnés
de mes frères et sœurs
de voisins méconnus
dans les fosses creusées
s’entremêlent
  Ce sont nos Racines qui se meurent
 
Quand le corps de cet homme
qui fut mon bien-aimé
disparaît dans les geôles
de ceux qui nous occupent
Je suis la Femme
celle qui se meurt
Alors si le silence pèse
sur l’immense planète
pour empêcher l’écho
de ces cris de ces femmes
qui pleurent un enfant
de franchir les frontières
Alors Nous mourrons tous.






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Published by AOUADENE - dans CD de poésies
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