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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 11:37
Quand le jour

Quand le jour
Se fait nuit
Que la nuit
Se fait jour
Je t’aime
Quand mon corps
Se fait braise
Et mon sexe
Se fait brise
Je t’aime
Quand la nuit
Je te cherche
Sous les draps
Du combat
Je t’aime
Quand la douleur
Est là
Et que je te protège
Je t’aime
Quand les larmes
D’Amour
Sur mon corps
Glissent en peine
Je t’aime.
Mais l’Amour
Se fait nuit
Chaque jour
N’est que peine
Je saigne.

Rénia Aouadène
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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:30
Le professeur Renia Aouadène, écrivaine et conteuse de l’autre rive de la méditerranée, illumina la salle par sa communication sur « Rabah Belamri le conteur des lumières intérieures ». Ce fut un moment d’intense émotion avec l’évocation de cette relation amoureuse unique entre le conteur et sa compagne Yvonne qui fut sa femme et ses yeux ! L’âme de Rabah, qui vécut en conteur professionnel, survola le public comme une hirondelle un premier jour de printemps lorsque Ghenia Aouadène, la fille de Boukhlifa, évoqua les poèmes de « La rose rouge », les contes du « Bélier de la montagne » et les récits du Soleil sous le tamis! Elle restitua à notre « regard blessé » quelques fragments du rêve immense de Rabah Belamri !
Par RACHID OULEBSIR
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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:28

Colloque-belamri.jpg

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 20:31

Taos Amrouche ... ou notre éternel combat - Rénia Aouadène
" ....J’aimais donc ce cri de femme qui se voulait indépendante sans l’être vraiment et cela me renvoyait à ma propre lutte pour m’extraire des carcans d’une tribu qui n’entendait pas laisser voler de ses propres ailes, l’oiseau libre que j’étais. Quant Taos clame son mal-être dans « l’amant imaginaire » et la difficulté d’exister en tant que femme, amante ou épouse, elle nous met déjà face à ce dilemme que chacune d’entre nous allons vivre, déchirées entre l’attrait de nos racines et l’incapacité d’être « libre » dans un pays où les féministes françaises s’étaient engagées pour nous ouvrir les portes de l’insoumission. Si Taos reste un tabou dans son pays d’origine c’est qu’elle est devenue un mythe malgré elle. In fine, a-t-elle trouvé l’espace où se poser dans ce monde des années d’après-guerre d’Algérie où chacune de ses apparitions passionnées renvoyaient le commun des mortels à ses propres doutes, ses angoisses. Il est toujours plus aisé de dire de la diva qu’elle était particulière. Peut-être fallait-il bien être une femme ayant hérité du substrat culturel propre aux femmes berbères pour parcourir le chemin qui l’a amenée à côtoyer les plus grands artistes ou intellectuels de son époque, porteuse d’un legs issu d’un peuple maintes fois colonisé, infériorisé, méprisé. Telle était cette contradiction qui pesait en elle, le besoin de retour aux sources pour en extraire sa richesse et celui d’aller toujours plus loin dans sa libération. Ne fallait-il pas être en avance sur son époque pour décrire avec autant de détails sa propre intimité, ses désirs, ses frustrations ? Une relecture de l’amant suffit pour relever les frontières franchies par l’auteur, inconcevable pourtant pour une femme de sa génération...." In spécial Taos Amrouche - Algérie Littérature Action n°167-170

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 15:13

L’homme qui n’avait rien compris de Youssef Zirem ou…les vents de la liberté ne se soulèvent plus 

Message  Red@_Senoune Hier à 22:53

L’homme qui n’avait rien compris de Youssef Zirem ou…les vents de la liberté ne se soulèvent plus !



« Les appels reprennent de plus belles. Les radios et les télévisions tentent de trouver les mots justes pour me convaincre, pour me réconcilier avec mon père. Mais leurs dires ne m’impressionnent pas, les discours ne peuvent pas me faire oublier ses absences et ses trahisons. » Ainsi s’exprime l’homme qui n’avait rien compris. A travers la solitude d’un homme et la rancœur d’un fils abandonné par son père, Daniel Llaurriat, juif algérien, l’auteur nous transporte dans un Paris dont il dit « un pays qui a de plus en plus peur de l’Etranger ». Youssef Zirem tente tout au long de ce roman de maintenir le lien au-delà des deux rives de la Méditerranée à travers des personnages qui nous font découvrir « le pays des Lumières qui veut se balader sur des sentiers obscurs » et l’Algérie « où le désordre est de tradition ». Tout est dit, Daniel, l’homme qui en pleine canicule de 2003 en refusant d’enterrer son père, nous met face à nos contradictions, face à notre déchéance d’hommes soi-disant libres, d’hommes qui ont abandonné sur les bords de la route leurs espoirs et leurs illusions. Il n’y a pas d’intrigue, peu d’actions comme l’on pourrait le trouver dans un roman classique, juste un fil conducteur qui est cette introspection dans laquelle Youssef plonge son « héros » en fait, un « anti-héros ». L’auteur nous entraine dans un questionnement sur l’état du monde et celui de l’Algérie en particulier par le biais d’un second personnage Laurent M, journaliste jouant le rôle du miroir comme s’il représentait la conscience de Daniel. Cette Algérie toujours sous-jacente à travers le regard d’un exilé malgré lui, en pleine décennie noire et qui nous renvoie à chaque étape de son histoire depuis la Kahena qui affronta les Almohades qui lui coupèrent la tête jusqu’ à l’Algérie d’aujourd’hui. Mais le narrateur fait un rappel historique et non pas des moindres « au fond c’est Paris qui a libéré l’Algérie. L’idée de l’indépendance est née à Paris dans les années 20 » et Zirem de casser le tabou messaliste, d’honorer le leader kabyle Akli Banoune indépendantiste de la première heure et nommer l’Etoile Nord-Africaine, le MTLD, le PPA et le MNA, ces Partis forts de cette immigration kabyle avec à leur tête un Messali Hadj écarté du combat par de jeunes militants, comme une nécessité de remettre à sa place ce pan de l’histoire occulté par 50 ans de mensonges enseignés. Et pourtant l’auteur fait dire à son personnage « je suis l’homme qui ne comprendra jamais rien du tout… Je n’ai jamais compris ces guerres, toujours renouvelées… ». Regard juste d’un auteur qui nous rappelle l’attachement de ces hommes et femmes venus peupler cette Terre qu’ils n’ont cessé d’aimer et Daniel est de ceux-là, un amour à la Terre-mère, celle des ancêtres transmis par sa mère issue d’une lignée de Berbères-Juifs. Le message est clair, cette terre riche de tant de communautés au fil des siècles en est réduite aujourd’hui à enfanter ces fameux « harragas », préférant la mort par noyade à une société qui se désagrège sous la main mise « d’un système fermé et autoritaire ».

La femme n’est pas absente de ce roman, elle est omniprésente à travers la mère de Daniel mais aussi celles, femmes ou amantes qui ont traversé sa vie sans pour cela se poser, elles sont présentes mais semblent jouer un rôle à la mesure de leur position dans une société moderne qui les a émancipées au détriment des hommes comme Daniel.

Ce roman est parsemé de références à des auteurs, des artistes ou des acteurs de la vie quotidienne qui ont croisé Youssef Zirem tel un hommage rendu à ces êtres pour qui l’auteur ressent une véritable tendresse comme si celui-ci ressentait le besoin de partager son univers et son entourage proche venu peupler son exil.

L’homme qui n’avait rien compris est un témoignage et un hymne à la beauté malgré le regard critique et réaliste de l’auteur. Telle une promenade à travers le temps et l’histoire et malgré la solitude de Daniel, le roman s’achève sur une note d’espoir : « La lumière est toujours plus forte que l’obscurité ».



Par: Rénia Aouadène

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 14:18

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 13:38

.... aux enfants de Marseille

 

MARSEILLE  -    Rénia Aouadène


Sur les murs de béton

Les taggers ont écrit

Marseille je te kiffe !

La police je te baise !

Sur les murs griffonnés

Des cités aux voitures

Démembrés, calcinés,

La crasse dégouline

Les poubelles s’entassent

Et les rats se délectent

Dans les rues de Marseille

Les flics se débattent

Il y a ceux qui se battent

Et tous ceux qui acquiescent

Entre ceux qui se bardent

De discours salafistes

Dont la barbe est un signe

Du rejet de Madame

Mère France marâtre

Et ceux qu’on emprisonne

Au Palais des Baumettes

Où se côtoient la crasse,

Le sida et la haine.

Dans les cités perdues

Quartiers Nord

De Marseille,

On entend les cris sourds

Des enfants qui ne cessent

De hurler leur détresse.

Marseille, je t’aime !

Marseille, je te baise !

Quand on sort la kalach

Que l’on tire au hasard

Sacrifiant la jeunesse

Quand les pères apeurés,

Humiliés, effacés,

Ne trouvent plus la place

Ne sont plus de ces hommes

Issus de la lignée

Des aïeux bien-aimés

Quand las ainés se taisent

Devant le petit frère

Devenu un caïd,

Obsédé par le fric

Et les filles opprimées,

Des soi-disant salopes

Justes  bonnes à baiser.

Quand ces mêmes caïds

Et leurs frères barbus

Regardent ces jeunes femmes

Comme leurs ennemies.

Marseille je t’aime !

Marseille  je serre !

Ne restent que les mères

Pour porter le combat

Contre ceux qui déchirent

Leurs tripes de douleur

Quand celles qui engendrent

Descendent dans les rues

De la ville mythique

C’est un espoir qui pointe

Du haut des horizons

Dans le ciel de Marseille

C’est l’amour et la haine

Qui mènent une lutte

Mais c’est la liberté

Qui au loin nous rappelle

Que nous devons sauver

Les enfants de Marseille

Et jeter à la mer

Des bouteilles de rêves

Pour empêcher que viennent

Les vautours qui préparent

Leur arrivée soudaine

Pour prôner le racisme

Et dévorer les fleurs

Qui éclairent les places

Et qui ont fait l’orgueil

De tous ces Phocéens

Devenus à Marseille

Des hommes et des femmes

Héritiers de la ville

Baignés de la lumière

Qui fait ce que l’on est

Seulement à Marseille.

 

 

 

 

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 20:52

Maghreb-2013.jpg

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 14:53

enfance 001

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Published by AOUADENE - dans POESIES
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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 16:35

Conférence - Lecture Poétique - Rénia Aouadène

Centre Documentaire des Droits de l'Homme

Lieu : Forum de L'Université de BEJAIA

Mardi_ 6 Novembre 2012 à 14 heures

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