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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 21:24
Qu’en est-il de la littérature « beur » au féminin ?
Ce précédent volume
consacré aux écrivaines de la deuxième et troisième génération venues du Maghreb
qui s’était emparée du verlan pour revendiquer une origine arabe
vue au miroir de la France des années quatre-vingts trouve ici un prolongement
. En effet, leprésent ouvrage aborde les écrits d’une génération en marche vers
une troisième voie, celle des Franco-Maghrébines, ne reniant ni leur origine du nord de l’Afrique
ni leur nationalité et leur vie françaises. Dès lors, la problématique posée par leurs
œuvres s’avère différente de leurs aînées « beurettes » car il s’agit de dire en quoi
et comment elles se sentent à la fois totalement françaises mais aussi héritières
d’une culture qu’elles souhaitent conserver comme une preuve dela richesse de
leur identité.
Ce volume n’a d’autre ambition que d’en défi nir à travers vingt-huit textes les
perspectives, les démarches, tout comme les aléas et parfois les découragements,
au sein d’une France de plus en plus frileuse quant au regard porté sur les cultures
multiples qui fl eurissent sur son territoire. L’expression de ce nouveau métissage,
consenti, revendiqué et le plus souvent riche d’apports dans la littérature contemporaine trouve dans ces pages une représentation variée tant sur le plan artistique que sur celui de l’expression humaine d’une condition dont on souhaitequ’elle ne soit plus l’objet d’une catégorie spécifi que de lalittérature, mais bien unapport riche et varié aux écrits contemporains.
L’objectif principal de l’ouvrage est de tenter aussi depallier un manque grâce
aux différentes contributions dans son projet de présenter
différentes écrivaines Franco-Maghrébines telles que Rénia Aouadène, Sabrina Bakir,
Rachida Bali,Lamia Berrada-Berca, Nadia Berquet, Nadia Bouzid, Nora
Chaouche, Amale El
Atrassi, Sarah Frikh, Fatna Gourari, Sihem Habchi, Nora H
amdi, Nadia Lakehal,
Nora Leil, pour ne citer que celles-ci, afi n de prouver l’évolution de ce fait littéraire.
Encore faudrait-il que la diversité de leur écriture, la richesse de leurs expériences,
les différents styles qu’elles proposent et leurs innovations formelles soient pris
en compte littérairement et institutionnellement. Sinon, ces autres voix, comme
d’autres d’ailleurs, n’auront été que des écritures autres vides sans échos

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Published by AOUADENE
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