Je suis née à Marseille de parents algériens originaires d’Iboulaouadène commune de Boukhelifa où je séjourne régulièrement. J’ai fait des études de
Littérature et Civilisations hispano-américaines à l’Université d’Aix en Provence ainsi que des études en Sciences de l’éducation.
Nedjma est une jeune algérienne, héritière de la valeureuse tradition féminine de son pays en proie à une violence fanatique et mysogine. De passage à Marseille, elle rencontre Guillaume, prêtre dans un quartier populaire. Entre ces deux êtres que tout sépare, se noue une relation exceptionnelle, hantée par la figure de Djanina, martyre nationaliste, et soutenue par l’humanisme des cultures occitane et berbère.
Marie Virolle
Ces faits traduisent une nouvelle tragédie,la fuite du néant pour le désir de vivre en prenant tous les risques, et même en traversant souvent la mort...
Ils ne commettent pas de délit(émigration clandestine) comme le prétendent certains dirigeants de ce monde et c’est avec la finesse du sentiment de l’auteur qu’on se retrouve dans la peau d'un Harraga, de celle de sa mère ou de celle de sa mère-patrie pour ressentir la réalité qui est une fuite d’un repaire pour une quête d’un bout de vie…
Pascal ne la rejoint-il pas dans les causes de cette fuite du néant par cette citation ?
"Rien n'est insupportable à l'homme que d'être dans un plein "repos",sans passions,sans affaire,sans divertissement,sans application.Il sent alors son néant,son abandon,son insuffisance,l'ennui,la noirceur,la tristesse,le dépit,le désespoir."
Alors que pourraient être les conséquences de ce lot de non-vie? Sinon ce que vient de nous caser au fond de notre conscience le texte de Rénia AOUADENE.
Merci Madame de cette beauté littéraire qui évoque l'une des plus grandes tragédies de la jeunesse de notre pays en particulier, et de notre continent en général.
Mille fois Merci et longue vie pleine de succès.